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Faire le plein de protéines du futur

Attention! Ici, on ne parlera pas de protéines végétales à la mode mais bel et bien dENTOMOprotéine (protéines d’insectes) et plus précisément de protéines de ténébrions. Quoi? Pas des bibittes. J’aime pas ça, je ne veux pas en manger, je veux rien savoir. Eurk!

Vous reconnaissez-vous? Au Québec, on est nombreux à avoir cette première impression. Culturellement-parlant, ce n’est pas dans nos habitudes de manger des insectes et ce, même si ces aliments sont aussi sains pour nous que pour la planète.

Saviez-vous que plus de 2000 espèces d’insectes sont consommées par plus de 2,5 milliards de gens sur la planète?

Cependant, l’entomologie (la science qui étudie les insectes) est encore marginale chez nous. On n’a pas le réflexe de mettre des insectes ou de l’ENTOMOprotéine dans notre assiette.

Dans mon livre paru en 2018 Bye-bye sucre raffiné, bonjour purée de dattes, j’ai glissé quelques recettes (3 ou 4) dans lesquelles j’augmentais la quantité de protéines en ajoutant un peu de poudre d’insectes. Bien que le livre se soit vendu à plus de 80 000 exemplaires au Québec, j’ai constaté que la grande majorité de la population n’était pas tout-à-fait prête. Et pourtant…

La valeur nutritionnelle de la poudre de ténébrions est sans pareil : protéines, fer, fibres, oméga,  acides aminés, etc. On est vraiment devant une protéine alternative d’avenir. De plus, pour ceux qui hésitent encore, c’est une solution agroalimentaire économique et écologique pour diminuer la pollution. La liste des avantages est longue.

Dans les dernières années, j’ai remarqué une très belle évolution des «farines» et des produits transformés à base d’insectes.

À titre d’exemple, la farine ou la poudre d’insectes de la marque ENTOMOProtéine (produit au Québec par les Fermes Mystik à Donnacona) a une délicieuse odeur … de peau de poulet croustillante ou de mélange de noisettes grillées. On est loin des odeurs plus ou moins alléchantes que j’avais déjà connues.

Après avoir testé ce produit ma vision a changé. Pourquoi me priverais-je de cette source si saine de protéines?

J’ai donc  décidé de tester certaines recettes. Toute ma famille n’y a vu que du feu. « Maman, c’est bon en bibitte! Est-ce que je peux en prendre une autre et ajouter de la tartinade trop-bonne-au-chocolat ? » Et c’est ainsi que je me suis mise à booster les déjeuners et les collations de ma famille tout en faisant le plein de protéines de ténébrions.

Les membres de la famille Madame Labriski vécurent heureux et se régalèrent de bonheur. Hahaha! Mais oui, on mange des insectes (mais ne le dites pas trop fort… 90 % du temps, ils ne s’en rendent pas compte).  C’est la magie de la poudre de ténébrions.

Et que pense la nutritionniste Isabelle Morin de cette protéine? :

La consommation de protéines d’insectes est intéressante à plusieurs égards. D’abord, l’élevage des insectes a un impact écologique minime comparativement à la production animale, notamment au niveau de l’utilisation des ressources en eau et de la production de méthane.

Au niveau nutritionnel, les insectes représentent une source de protéines de bonne qualité. La densité en protéines de la poudre d’insectes est en effet fort intéressante. Plus de 50% du poids de la poudre d’insectes s’avère être des protéines. À titre comparatif, la proportion de protéine  dans une poitrine de poulet grillée s’élève à environ 30% de son poids. Bien qu’il y ait des variations entre les différents types d’insectes, l’entomophagie contribue également à l’apport en nutriments. On retrouve entre autres des teneurs fort intéressantes en fer, calcium et vitamine B12 dans les insectes. Ces derniers fournissent de plus un apport en fibres et en oméga-3. Il s’agit donc sans contredit d’un aliment à tenter d’intégrer progressivement dans son alimentation.

Une petite mise en garde est toutefois à considérer pour les personnes ayant des allergies aux crustacés. En tant que proches cousins sur le plan biologique, les insectes et les crustacés partagent certains allergènes communs. Ainsi, une réaction allergique croisée pourrait survenir après l’ingestion d’insectes par une personne ayant une allergie connue aux crustacés et/ou aux fruits de mer. Il est donc recommandé à ces personnes d’éviter la consommation d’insectes.

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Oserez-vous faire le plein d’ENTOMOprotéine? (Allez! Vous allez vous régaler).

Mériane  la Madame

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